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Posté le Samedi 7 mai 2016

Il y a quelques années, j’avais créé le blog « la lettre du Moldave », avec un certain plaisir et quelques résonnances, puisqu’un livre est sorti, portant le même titre. Aujourd’hui, la Moldavie s’est éloignée, mais elle reste toutefois dans mon cœur (n’est-ce pas Dumitru Crudu ?). L’Amérique Latine est davantage présente dans mon esprit et dans mes projets. Je reviens de Montevideo et la littérature de toute cette zone sud-américaine me nourrit chaque jour. Car il ne s’agit pas seulement de Montevideo et de l’Uruguay, mais de tout un continent qui me paraît offrir aujourd’hui les perspectives les plus intéressantes. Ce blog répercutera toutes ces envies à travers textes et traductions dans différents domaines de la vie culturelle.

endirectdemontevideo @ 18 h 24 min
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Raul Pérez Torres

Posté le Dimanche 26 février 2017

Encore un texte de Raul Pérez Torres, qui ne peut laisser indifférent.

Macorina

Pourquoi me suis-je séparée de lui? Est-ce que tu ne le vois pas, est-ce que tu ne le comprends pas dans l’éclat de mon regard, dans la légèreté de mes gestes, dans le frémissement de mon corps ?

De mon côté, je ne ressens plus rien. Seule m’émeut encore la perversion, disons ce que les moralistes appellent la perversion, et que moi je nomme épiphanie, rencontre, apparition, extase du corps. C’est comme je te dis, Maria Clara. Quand je ne trouve pas ce temps hors du temps, ce contact au plus profond de ma peau, dans cette élévation sexuelle qui n’admet ni passé, ni futur, je commence à ressentir un vide dans la tête, comme les trous d’air dans l’air, rien ne peut les remplir, si ce n’est l’amour, mais cet amour différent, iconoclaste qui m’oblige à m’oublier moi-même, qui me consume et me tyrannise, qui aiguise mon esthétique et me désarme par la perception de ce qui est laid, violent, fané, désagréable, puant, sale.

Tout cela, je l’ai trouvé avec Andrea, Esparta, Lorna, Julia et maintenant avec toi. (…)

Mais dis-moi, Maria Clara, dis-moi donc, comment pourrais-je supporter alors la grotesque, âpre, monotone et quotidienne trivialité d’Alfonso, mon mari… ?

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endirectdemontevideo @ 15 h 15 min
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Jaime Sabines

Posté le Samedi 25 février 2017

Jaime Sabines est un poète mexicain, né à Tuxtla Gutiérrez en 1926 et mort à Mexico en 1999. Il fit d’abord des études de médecine, ce qui renforce la forte impression que nous fait ce texte sur la mort de son père.

De neuf heures du soir jusqu’à…

regardant la télévision et bavardant

j’attends la mort de mon père.

Cela fait trois mois que j’attends.

Au travail, et quand je me saoule,

dans ma chambre vide et dans celle des enfants,

devant sa douleur si pleine et débordante,

son non-sommeil, ses plaintes et protestations

devant la tente à oxygène, quand le jour

montre ses dents, cherchant encore l’espoir.

 

Voyant le cadavre tout en os

qu’est maintenant mon père,

on a fait des trous dans ses faibles veines,

essayant d’y mettre de la vie, de lui souffler

de l’air dans la bouche…

 

(J’en ai honte jusqu’au tréfonds de moi-même

rien qu’à essayer de décrire tout cela.

Maudit celui qui croit que c’est un poème !)

 

Je veux dire que je ne suis pas infirmier,

maquereau de la mort,

prieur de Panthéon, proxénète,

putain de bon dieu, prêtre de malheur.

Je veux dire qu’à moi il me reste de l’air…

A la fin de son texte

Quiero decir que no soy enfermero,
padrote de la muerte,
orador de panteones, alcahuete,
pinche de Dios, sacerdote de penas.
Quiero decir que a mí me sobre el aire…

il emploie le terme alcahuete. Il s’agit d’un mot venant de l’arabe “Alqawwád” (le messager ou le rufian) et qui désigne l’entremetteur ou l’entremetteuse dont la figure la plus connue dans la littérature espagnole est « La Célestine ».

Partout en Amérique Latine, il a cette acception de proxénète, saut en Uruguay et en Argentine où il a le sens de délateur.

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endirectdemontevideo @ 14 h 17 min
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Aleyda Quevedo Rojas

Posté le Vendredi 24 février 2017

Encore un poème d’Aleyda Quevedo Rojas qui dit dans une enquête sur la poésie : Alors que les moyens de communication sont de plus en plus importants, le paradoxe vient de ce que les poètes sont également de plus en plus balkanisés. On ignore ce que font les autres dans les pays voisins, et souvent même dans son propre pays. Mais nous savons que la poésie a un autre flux de lecteurs, plus lent, mais aussi plus sûr. Et, en dépit de sa faible diffusion, elle est un des arts qui ont le plus de vigueur et de vitalité dans cette époque. 

Citron Parfumé

Je suis mon corps

accroché par endroits

à d’autres corps

 

Mon corps

que je savonne dans la mer

examinant toutes les saletés

et mes peurs

 

Mes peurs

rincées avec

l’eau qui nettoie tout

le sel de ma sueur

les jalousies bien cachées

les jeux si doux

et de nouveau l’eau

qui me redonne

un corps nouveau chaque jour

 

Corps frais

étendu sur le lit

comme un citron sur le bord

de la fenêtre

 

Et le soleil brûlant

la vitre

le bois

le citron parfumé et dénudé

de la fenêtre que je suis

 

Je sais qui je suis ?

je me regarde

dans le grand miroir de la salle de bain

J’ai 33 ans

Jamais je n’ai été aussi terriblement seule

un abandon de chien

qui te marque et te laisse sans curiosité

 

Je pleure et mes jambes blanches

prennent une noirceur profonde

qui enlève tout sentiment

 

Qui est mon corps

il peut affronter ses propres

défaillances

y compris les heures les plus étouffantes

l’anxiété

ton absence

ces heures où je me transforme en ce monstre

que je connais trop bien

 

Mon corps

poussièreduciel

en intenses éclats

de lampes qui filtrent ta clarté

sur ma poitrine

 

Je suis ce corps qui est le mien.

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endirectdemontevideo @ 21 h 02 min
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Sebastián Cattán

Posté le Jeudi 23 février 2017

Sebastián Cattán est né à Quito, où il fit des études théâtrales, mais il les continua en Argentine. Néanmoins, il continue de travailler sur les deux pays. Voici le début d’une pièce écrite en 2012 et intitulée : La fin de la lignée.

Vieille: (regardant le ciel) On dirait qu’il ne va pas pleuvoir aujourd’hui non plus.

Moins vieille : (regardant au loin) Je crois que j’ai vu quelque chose là-bas, ou quelqu’un.

Vieille : Impossible. Nous avons passé notre temps à faire des allers-retours sur la Terre. Nous sommes séparés de tout le monde, et nous sommes revenues ici pour nous retrouver seule à seule. Il n’y a plus que nous.

Moins vieille : (s’asseyant) Nous sommes la nuit endiablée, les rues noyées dans les cris, la brume qui s’échappe par les égouts, les fantasmes des chiens galeux qui passent sans rêver à rien. Nous sommes la fin de la lignée, la viande crue, l’odeur de la mort. Nous sommes les chasseurs de rêves, les fabricants de cauchemars, les crises d’asthme et l’asphyxie.

Vieille : Nous sommes la mauvaise nouvelle.

Moins vieille : Nous sommes l’habitude du pire.

Vieille : Le mauvais œil.

Moins vieille : L’œil de la tombe.

Vieille : L’œil de l’œil pour l’œil. A la fois le corbeau et le vautour.

Moins vieille : Nous sommes la charogne.

Vieille : La parole mauvaise, la parole interdite, putasses que nous sommes.

Moins vieille : Des vieilles vérolées, des vieilles jeunes, à l’âme jeune, à l’entrejambe vierge, à l’entrejambe usé. Nous sommes des coquettes, sages, à la langue pendue, aux baisers répandus, baisers avec la langue. Des vieilles vérolées mauvaises comme la gale.

Vieille: Tous les soirs bamboche, couples étourdis par l’orgasme, vieilles à l’odeur de rose, vieilles guêpes, parce que nous piquons avec nos dards. Vieilles sexy, chaudes, humides…

Moins vieille : Je suis pourtant sûre que j’ai vu quelque chose ou quelqu’un bouger là-bas, près de…

Vieille : Impossible ! Tu ne peux avoir confiance en tes yeux, et encore moins en ce qui bouge au loin. TOUT bouge au loin, mais près de nous plus rien ne bouge.

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endirectdemontevideo @ 13 h 44 min
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Rómulo Gallegos

Posté le Mercredi 22 février 2017

Romulo Gallegos est né à Caracas en 1899 et fut Président de la République en 1947. S’il est au premier rang dans la littérature du Venezuela, c’est spécialement parce qu’il a libéré les écrivains de toute influence étrangère. Le pays qu’il peint, les histoires qu’il raconte, ont la véracité de ce qu’il se passe réellement dans ces régions. Ce roman « Canaïma » (1935) fut publié en France en 1948 dans une traduction de Paul Verdevoye. Il fut l’objet de plusieurs adaptations pour le cinéma, notamment au Mexique.

Il remarqua que la forêt avait peur. Le tronc des arbres s’étaient couverts d’une pâleur spectrale à la venue des ténèbres avançant parmi eux en plein jour ; et les feuilles tremblaient sans que le vent les agitât. Il se sentit supérieur à elle, libéré de son influence maléfique. Le fauve réveillé depuis peu dans son âme aspirait à un combat gigantesque et il parla ainsi à la forêt :

-          C’est l’orage. Il vient contre nous deux, mais toi seule tu le crains.

Il enleva son chapeau et le jeta dans un fourré. Il ouvrit sa chemise en en faisant sauter les boutons, bomba le torse, releva la tête, tendit le jarret, prenant l’attitude d’un conquérant. Puis il se déchaussa et se déshabilla complètement, abandonnant au bord du sentier large et vert tout ce qui aurait pu masquer l’homme allant seul au-devant des éléments déchaînés. S’écartant du chemin de retour connu, il prit la première sente rencontrée et plongea dans la forêt inextricable à la recherche de l’orage. Il voulait mesurer sa force, nu en face de la Nature.

……………………………………………………………………………………………………….

La pluie lui giflait le visage. Tout son corps était le brisant contre quoi la houle des rafales venait s’écraser. L’éclair le couvrait pour un instant d’un vêtement splendide. La foudre lui donnait à respirer de l’esprit d’air et l’enveloppait dans le souffle vivifiant de son fluide et l’apothéose de son immense grésillement. Autour de lui s’abattaient les arbres dont la racine était pourrie ou insuffisante, mais sur le sol ébranlé ses pieds se posaient fermement. Il était l’habitant solitaire d’un monde secoué par les convulsions de l’enfantement et, fier de se trouver lui-même, il criait ingénument au milieu de la grandiose clameur :

-          Oui, c’est bien moi Marcos Vargas !

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endirectdemontevideo @ 15 h 07 min
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Que se passe-t-il en Equateur?

Posté le Mardi 21 février 2017

Que se passe-t-il en Equateur ? Dimanche, ont eu lieu les élections présidentielles, dont les médias européens n’ont absolument pas parlées, à l’exception de quelques minutes sur Arte. Pourtant, il s’agit d’un scrutin important. Ou l’on continue la « Révolution citoyenne » initiée par Rafael Correa, et continuée par Lenin Moreno. On l’on revient aux vieux caciques du libéralisme, avec le banquier Guillermo Lasso, qui ont causé par le passé tant de torts au pays. Seulement après dix ans de présidence de Rafael Correa, il y a apparemment une certaine usure du pouvoir.

En Equateur, pour être élu au premier tour, il faut 50% des voix, ou 40% et un écart de 10 points avec le candidat suivant. C’est là que la situation est incertaine. Au dernier décompte, nous aurions sur 92,20% des votes comptabilisés, 39,09% pour Lenin Moreno et 28,43% Pour Guillermo Lasso. Mais le gouvernement pense arriver à 40% au décompte final. De son côté, l’opposition manifeste et fait manifester ses partisans en hurlant qu’il va y avoir fraude électorale. Comme nous disposons d’assez peu d’informations neutres puisque ces événements ne semblent avoir de l’intérêt dans ce monde, il est difficile de se faire une opinion. Mais il est troublant que les résultats définitifs ne soient pas encore communiqués et qu’on les annonce seulement pour mercredi et jeudi.

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le camp de Lenin Moreno (avec Rafael Correa)

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et celui de Guillermo Lasso

endirectdemontevideo @ 13 h 21 min
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Elections en Equateur

Posté le Lundi 20 février 2017

Ce dimanche, les élections ont eu lieu en Equateur.
A cette heure, 87% des bulletins ont été dépouillés. Lenin Moreno, qui est leLENIN-MORENO-ECUADORTIMES[1]
candidat soutenu par Rafael Correa (qui ne se représentait pas après deux
mandats) arrive en tête avec plus de 39% de suffrages devant le banquier
Guillermo Lasso (28%). Mais Lenin Moreno (qui vit en fauteuil roulant après un attentat et qui aime les clowns) devra vraisemblablement attendre un second tour pour être définitivement élu Président de la République. Rappelons qu’en Equateur, il faut pour être élu au premier tour 40% des voix et un écart de plus de 10% avec le candidat en deuxième position. C’est ce qu’avait réussi Rafael Correa aux deux derniers scrutins.

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Jorge Chalco est né à Cuenca en 1950, c’est un peintre équatorien.

Il s’est inscrit très tôt aux Beaux-Arts de Cuenca jusqu’en 1974, puis à Quito où il étudia le dessin et la peinture à la Maison de la Culture.

Il est revenu à Cuenca en 1978 et il reçut alors différentes récompenses lors des expositions et salons. Il fut invité ensuite en Europe, notamment à Amsterdam et Venise pour d’importantes rétrospectives. Il expose également à Rio, à New-York, à Mexico.

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On peut suivre son évolution sur :

https://www.youtube.com/watch?v=s1ZyIcurojM

endirectdemontevideo @ 14 h 18 min
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Raul Pérez Torres

Posté le Dimanche 19 février 2017

Voici la fin d’une nouvelle de Raul Pérez Torres : Il ne restera que des cendres…

Dans un bar, il retrouve Patitas, son copain, et il raconte sa première histoire d’amour, avec une dame plus âgée qui le trompait avec un étudiant allemand…

Sers-toi une dernière bière, Patitas, on va fermer, mais ce qui vient mérite bien une dernière petite bière. Ce qui s’est passé ce soir-là, ce n’était rien, rien du tout. Seulement quand je frappai à la porte, elle m’ouvrit et, par transparence, dans l’interstice que sa chevelure en bataille me laissait voir, j’ai pu deviner nettement la figure bronzé et le corps nu de l’Allemand. Aussitôt je me suis mis à vomir dans le patio sur les géraniums. De mon ventre commença à sortir un liquide noir et lourd, comme du sang coagulé et me vint à l’esprit une image ou un dialogue saisi dans un livre ou dans un film.  Le gibier, quand il se voit perdu, se laisse mourir. Il ne lutte plus. Mon cœur éclatait. Juste ça. Mon coeur se brisait. En tout cas, c’est ce qu’il me serait arrivé si je n’avais pas rencontré au coin de la rue le grand Encalada qui avait à la main mon sac de football. « Je te cherche partout, me dit-il, c’est la finale du championnat  et ta maman m’a dit que je te trouverai chez la vieille ».

Ce jour-là, nous avons gagné cinq à zéro contre l’équipe de Belisario, et j’ai marqué quatre buts.

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endirectdemontevideo @ 14 h 52 min
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Jorge Luis Borges

Posté le Samedi 18 février 2017

Le terme « alhaja » vient de la langue arabe qui le définit comme suit : quelque chose de la plus haute valeur.

Les Espagnols ont repris ce mot et lui ont donné la signification de : joyau, perle en parlant de personne ou de bijou en parlant d’objet.

Le mot est arrivé en Amérique Latine où il a gardé son sens premier, mais il s’est transformé en « alaja » dans la langue populaire. Dans un deuxième sens, il qualifie les gens sympathiques, agréables.

Bizarrement, au Guatemala, on qualifie le voleur (plus exactement celui qui trouve quelque chose qui a été perdu par quelqu’un d’autre…) de « alaja ».

Nous sommes samedi et voici un poème de Borges intitulé Sabados et qui commence précisément par

Afuera hay un ocaso, alhaja oscura

Samedis

Dehors c’est un couchant, sombre joyau
enchâssé dans le temps,
et une profonde ville aveugle
de ne pas t’avoir vue.
Le soir se tait ou chante.
Quelqu’un libère les désirs
que le piano crucifiait. Sans cesse, la multitude de ta beauté.

*

Tu n’as pas d’amour,
mais ta beauté
comble le temps de son miracle.
Le bonheur est en toi
ainsi que le printemps dans la feuille nouvelle.
Je ne suis presque rien,
ce désir seulement
qui se perd dans le soir.
Le délice est en toi
comme la cruauté dans les épées.

*

La nuit grève la grille.
Dans le salon sévère ainsi que des aveugles
se cherchent nos deux solitudes.
La blanche gloire de ta chair
survit encore au soir.
Une peine est dans notre amour;
elle ressemble à l’âme.

*

Toi
qui n’étais hier que toute la beauté
tu es aussi tout l’amour, maintenant.

***

Ferveur de Buenos Aires (Fervor de Buenos Aires, 1923) traduction de Jean-Pierre Bernès

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Antonio Saura – Mourir du souvenir

endirectdemontevideo @ 14 h 49 min
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Amour

Posté le Vendredi 17 février 2017

En Equateur, au XVIIème et XVIIIème siècle, on a pratiqué une forme poétique, proche du haiku. Les auteurs étaient anonymes et parlaient toujours d’amour…

Sur ma façon de vivre on murmure

 

Sur ma façon de vivre on murmure

Qu’il y a-t-il donc à en murmurer

Chacun tue ses puces

Comme il peut.

 

Madame, fermez votre porte

 

Madame, fermez votre porte

Si vous avez des jolies filles

Passe un mendiant, il emporte

Leurs cœurs comme aumône.

 

Ils pensent, les amoureux

 

Ils pensent, les amoureux

Ils pensent et ne pensent pas bien

Ils pensent que personne ne les voit

Alors que tout le monde les regarde.

 

 

L’amour d’un inconnu

 

L’amour d’un inconnu

Est une pilule sucrée

Une fois avalée

Elle donne la nausée

 

Toi, la fille à la jupe verte

 

Toi, la fille à la jupe verte

Et au manteau rouge

Ne viens pas trop près

Le taureau joue dans le pré.

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endirectdemontevideo @ 17 h 08 min
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